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Couverture du livre Le Sonneur d'Irylia d'Oren Dipple

Le Sonneur d'Irylia -

Les chroniques d'Oryn
nouvelle fantasy
 

127 pages
21 décembre 2025
Disponible en version brochée

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L’histoire

À Irylia, la cité lumière, le temps du Cerf Herbacé s’achève. Le monde d’Oryn s’apprête à basculer dans l’obscurité, sous la protection du Corbeau Nuit.

Mais nul ne sait ce que cache ce cycle redouté, dont les récits ont été effacés des mémoires et des parchemins. Superstitions, rituels et prières se multiplient, car une seule certitude demeure : sans le chant des trois Dames d’airain, l’équilibre du monde pourrait s’effondrer.

Tobin, jeune rêveur sans ambition, se voit malgré lui désigné comme nouveau Sonneur. De son marteau dépend désormais le sort des terres et des peuples d’Oryn. Mais comment accepter un rôle qu’il refuse, alors que les ombres du passé et les rancunes des Hommes-loups hantent encore sa famille ?

Entre légendes oubliées, trahisons et espoirs fragiles, Tobin devra choisir : fuir son destin ou affronter le poids du marteau.

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De la Poésie à la Fantasy

Tout a commencé en 2022, lorsque j’ai écrit les premières lignes du Sonneur d’Irylia pour Le m(AE)g!, une revue d’auteurs et d’autrices auto-édité·es, autour d’un thème qui me passionne : la fantasy.

L’histoire de Tobin, ce jeune Sonneur malgré lui, a surgi presque naturellement, comme si ces mots attendaient depuis toujours d’être posés. Les légendes, les dieux, les rancunes et les ombres de ce monde m’ont guidé et, très vite, j’ai compris que j’avais entre les mains quelque chose de plus grand qu’une simple nouvelle.

Cette aventure est devenue le germe des Chroniques d’Oryn, un univers appelé à s’étendre au fil d’autres histoires et d’autres cycles. Tobin et les habitants d’Irylia continueront leur route bien au-delà de ce premier récit.

Le Sonneur d’Irylia n’est donc qu’un avant-goût, une invitation à entrer dans un monde où chaque choix, chaque souffle et chaque silence comptent.

Et parce que, même lorsque je pars me perdre dans la fantasy, la poésie n’est jamais très loin, treize poésies, dont onze inédites, viennent prolonger l’univers d’Oryn.

Chacune capture quelque chose de sa lumière, de son vent ou de ses ombres, traversant forêts anciennes, ruines oubliées, tavernes et mondes mystérieux. Elles racontent autrement le poids du destin, la colère, l’espoir et la beauté fragile qui habitent Oryn.

Une autre manière d’entrer dans cet univers. Plus intime, plus poétique, parfois plus sauvage.

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« L'ombre du Corbeau Nuit »

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     Le premier jour du grand renouvellement commençait à poindre. Irylia, la cité lumière, se préparait au nouveau cycle qui serait, cette fois, placé sous la protection du Corbeau Nuit. Les habitants s'affairaient à ranger les étoffes, bannières et autels à l'effigie du Cerf Herbacé. Le temps des terres fertiles était révolu. Dans quelques jours, le monde d'Oryn serait plongé dans l'obscurité. Cela n'était pas arrivé depuis des siècles. Les anciens n'en avaient que peu de souvenances et les ouvrages de la Grande Bibliothèque n'effleuraient que succinctement le sujet. On raconte que, lors du dernier cycle du Corbeau Nuit, spectres et parias se seraient alliés pour modeler le monde à leur image. De nombreuses villes subirent les flammes, le chaos et la destruction. La Grande Bibliothèque d'Irylia ne fit pas exception et ses parchemins, réduits en cendres, emportèrent avec eux les récits et mémoires des cycles précédents. Les Gardiens des Souvenirs avaient juré de ne pas retranscrire les évènements de cette sombre période. Que l’obscurité demeure obscurité, et le mal ignoré.

 

     Le mystère entourant cette époque donna naissance à nombre de superstitions et légendes. Certaines affirmaient qu’il serait possible de se passer de la protection du Corbeau Nuit en clouant sur sa porte un mannequin de paille ayant pour entrailles les restes faisandés de corbillats. D’autres mentionnaient une prière qu’il faudrait déclamer à chaque pleine lune afin d’obtenir la bénédiction du Lycan, seule faveur divine capable de repousser les créatures d’Outre-monde, excepté les Hommes-loups. Et puis il y avait les plumes à nouer aux cheveux des vierges pour qu’elles n’enfantent pas magiquement un angelot au plumage sombre. Sans oublier le grain à semer sur le pas de la porte et le rebord des fenêtres dans l’espoir de soudoyer l’oiseau noir. Les croyances tournaient généralement autour de ce que les peuples connaissaient des animaux protecteurs. Mais il existait un rituel jugé indispensable et commun à chaque grand renouvellement : le chant des trois Dames d’airain.

 

     Quelques jours avant le changement de cycle, un habitant d’Irylia était désigné pour devenir le Sonneur. Lorsque la dernière lune s’élevait au-dessus de la haute tour Azurine, le Sonneur frappait de son marteau les trois cloches dans un ordre précis. La mélodie obtenue était appelée « chant des Dames » et annonçait l’avènement du nouveau protecteur et le départ de son prédécesseur. Le Cerf Herbacé devait très bientôt laisser sa place au Corbeau Nuit, et emporter avec lui la verdoyance et la fertilité des terres d’Oryn. Heureusement pour les Oryniens, les récoltes avaient été si abondantes que la nourriture ne risquait pas de manquer durant l’obscurcissement. À condition, bien sûr, que la lumière soit de retour lors du cycle suivant. Car s’il est bien une croyance que personne n’osait mettre en doute, c’était bien celle concernant le Sonneur et le « chant des Dames ». Qu’adviendrait-il de ce monde si, par malheur, le Sonneur manquait à son devoir et que les cloches d’airain demeuraient silencieuses ?

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